Stèle dédiée à la déesse Hathor
avec des symboles hathoriques
La déesse Hathor, "Dame de l'Ouest", est associée à la montagne thébaine, site des nécropoles privées et royales. Elle est reconnaissable à ses attributs spécifiques : la coiffe ornée de cornes de vache et d'un disque solaire, le collier menat et le sistre (instrument de musique). Hathor est la déesse de la danse, de la musique et de la fertilité. Elle accueille les défunts dans l'au-delà et, en leur offrant son lait, leur garantit la vie éternelle.
Cette stèle en calcaire, datée du Nouvel Empire, de la XIXe dynastie, vers 1292 -1191 av. J.-C., provient de Thèbes, de Deir el-Medineh.
Arrivée dans les collections du Museo Egizio de Turin, en 1824, par l'acquisition de la Collection Drovetti, elle est exposée sous le n° Cat. 1658.
SOURCES : Notice et informations du Museo Egizio de Turin
https://collezioni.museoegizio.it/it-IT/material/Cat_1658/?description=&inventoryNumber=&title=&cgt=&yearFrom=&yearTo=&materials=&provenance=tebe&acquisition=&epoch=&dynasty=&pharaoh=&searchLng=it-IT&searchPage=11
Le petit + d'Ea - égyptophile :
La déesse Hathor (dont le nom signifie "Le château d'Horus") est parée de magnifiques épithètes : "La Dorée", "Or des dieux", "Argent des Déesses", "Dame de Vie", "Qui remplit le ciel et la terre de sa beauté", "Maîtresse du Ciel", "Souveraine de tous les dieux", "Maîtresse du Palais", "Dame de la musique" …
Son caractère maternel et nourricier lui a égaiement valu d'être considérée comme une divinité funéraire… Assimilée à la cime d’occident, c'est dans les flancs de la belle montagne de Thèbes qui abrite les nécropoles que, symboliquement, elle accueille les morts... "Dans la religion thébaine, Hathor, qui est dans la montagne occidentale, devient déesse funéraire ; elle reçoit alors le défunt, devenu son enfant, dans le giron mystique de la tombe-montagne. Elle l’aide à renaître comme, en tant que Isis-Hathor, elle a veillé sur Horus dans le marais de papyrus de Khemmis…" (Fernand Schwarz, "La grotte sacrée").
Couvercle du sarcophage de Khaemouaset
Le couvercle du sarcophage du prince Khaemouaset, l'un des fils de Ramsès III, imite la forme d'un cartouche royal. Son tombeau ayant été réutilisé à la Troisième Période Intermédiaire pour d'autres sarcophages et momies, le mobilier funéraire d'origine a disparu.
Réalisé en granite, il est daté du Nouvel Empire, de la XXe dynastie, du règne de Ramsès IV, vers 1187-1149 av. J.-C..
Il a été découvert dans sa tombe de la Vallée des Reines à Thèbes (QV44) lors des fouilles 1903 - 1905 d'Ernesto Schiaparelli.
Il est exposé dans les collections du Museo Egizio de Turin sous le n° Suppl. 5215.
SOURCES : Notice et informations du Museo Egizio de Turin
https://collezioni.museoegizio.it/it-IT/material/S_5215/?description=Coperchio+del+sarcofago+di+Khaemuaset&inventoryNumber=&title=&cgt=&yearFrom=&yearTo=&materials=&provenance=&acquisition=&epoch=&dynasty=&pharaoh=&searchLng=it-IT&searchPage=1
Le petit + d'Ea - égyptophile :
"'Porte-éventail à la droite du roi' et 'prêtre-sem' sont les deux titres qui sont reconnus à Khaemouaset, un des fils de Ramsès III, dans la théorie du temple de Medinet Habou. C'est pour ce même prince qu'avait été́ préparée la tombe QV44 dans la Vallée des Reines où, sur au moins deux parois, on apprend qu'il avait également qualité́ de 'fils aîné', c'est-à-dire d'héritier présomptif de la couronne. L'indication est importante, car elle met en évidence le fait qu'il était né d'une grande épouse royale, autre cependant que les mères présumées des princes Sethherkhepshef et Parêherounemef. Selon les dernières études relatives à la famille de Ramsès III, il conviendrait de reconnaître en la reine Tyti, la mère de Khaemouaset. Occupant à un moment du règne la fonction prestigieuse de grand prêtre de Ptah à Memphis, on doit cependant abandonner l'idée qu'il aurait pu être inhumé dans la capitale religieuse du Nord où aucun témoignage funéraire à son nom n'a été retrouvé. En revanche, le couvercle d'un sarcophage princier découvert jadis dans la tombe QV44 par la mission italienne du musée de Turin, semble confirmer que Khaemouaset a bien été enterré dans la Set Neferou. Sans doute est-ce même sous le règne de Ramsès IV que furent célébrées ses funérailles puisque, sur le pourtour du monument, est inscrite une dédicace au protocole de ce pharaon". (Christian Leblanc, "Regards croisés sur la civilisation égyptienne, Pages choisies d’archéologie et d’histoire", L'Harmattan, 2024)
Statuette représentant
Isis assise allaitant Harpocrate
Cette statue représente Isis assise allaitant Harpocrate ("Isis allaitante"). La déesse porte une couronne hathorique et une perruque tripartite ornée de la dépouille de vautour. Elle est vêtue d'une robe moulante arrivant aux chevilles.
De la main droite, elle porte son sein gauche tandis que de la main gauche, elle soutient la tête d'Harpocrate. Ses pieds reposent sur un mince socle rectangulaire muni d'un tenon. Le dieu Harpocrate est assis sur les genoux de la déesse. Il est représenté nu, la tresse de l'enfance sur le côté droit de sa tête se termine en boucle à l'épaule, et sa calotte crânienne est ornée d'un uræus stylisé. Harpocrate a les bras le long du corps, paumes vers le bas. Ses jambes sont jointes. Réalisée en bronze selon la technique de la cire perdue, cette statue est datée de la Basse Époque, vers 712-332 av. J.-C.. Sa provenance antique est inconnue.
Appartenant à l'ancien fonds du musée (1824-1888), elle est enregistrée dans les collections du Museo Egizio de Turin sous le n° Cat. 149.
SOURCES : Notice et informations du Museo Egizio de Turin
https://collezioni.museoegizio.it/it-IT/material/Cat_147/?description=&inventoryNumber=&title=&cgt=&yearFrom=&yearTo=&materials=&provenance=&acquisition=&epoch=&dynasty=&pharaoh=&searchLng=it-IT&searchPage=12
Le petit + d'Ea - égyptophile :
Ces figures d'Isis allaitante - snuckling ou nursing Isis - ou encore Isis lactans - font leur apparition à la Troisième Période intermédiaire. C'est en effet à cette époque "qu'Isis endosse ce rôle de mère archétypale dans ce type iconographique et, dans le courant du Ier millénaire, celui-ci est décliné en d'innombrables statuettes" précise Laurent Coulon dans "Le crépuscule des pharaons" (Fonds Mercator, 2012, p. 239). Il ajoute en outre que ce type de statuette "pouvait être consacrée dans un contexte cultuel mais s'apparente aussi aux amulettes aux vertus prophylactiques qui accompagnaient les différentes étapes de la vie des Égyptiens, depuis la naissance jusqu'au trépas et au voyage dans l'au-delà… "
Amulette représentant un pilier-djed
Interprétée comme la colonne vertébrale d'Osiris, elle était placée sur les vertèbres de la momie pour soutenir son corps. La formule 155 du Livre des Morts dit : "Ressuscite Osiris ! Ta colonne vertébrale t'a été rendue !"
Réalisée en faïence, elle est datée de la Basse Époque, vers 722-332 av. J.-C. et sa provenance est inconnue.
Arrivée dans les collections du Museo Egizio de Turin, en 1824, par l'acquisition de la Collection Drovetti, elle est exposée sous le n° Cat. 1066.
SOURCES : Notice et informations du Museo Egizio de Turin
https://collezioni.museoegizio.it/it-IT/material/Cat_1066/?description=&inventoryNumber=&title=&cgt=&yearFrom=&yearTo=&materials=&provenance=&acquisition=&epoch=&dynasty=&pharaoh=&searchLng=it-IT&searchPage=90
Le petit + d'Ea - égyptophile :
Le pilier-djed est une amulette osirienne sensée apporter au défunt la stabilité, un concept essentiel pour la vie après la mort dans l'Egypte ancienne. Son apparence, voire même son "identification", suscitent diverses interprétations…
Pour Georges Posener ("Dictionnaire de la civilisation égyptienne") il représente une : "Sorte de fétiche préhistorique de nature encore mal définie".
Dans "L'Égypte ancienne et ses dieux", Jean-Pierre Corteggiani lui consacre un intéressant développement dont voici un court extrait : "On y voit le plus souvent un tronc d'arbre ébranché, mais les exemplaires les plus anciens pourraient bien être des gerbes de céréales stylisées suggérant l'existence d'antiques rites agraires"…
Pour Isabelle Franco ("Dictionnaire de mythologie égyptienne"), cet arbre ébranché "représentait l'épine dorsale d'Osiris, pieusement conservée à Busiris, dont les quatre barres horizontales évoquaient les vertèbres cervicales"…
Fauteuil à dossier
de la tombe de Kha et Merit
L'agencement du mobilier funéraire dans la tombe révèle une composition particulière, probablement destinée à représenter Kha assis sur son fauteuil, recevant des offrandes. Juste devant son sarcophage extérieur, au milieu de la chambre funéraire, se trouvait un magnifique fauteuil à dossier, orné de motifs floraux et d'inscriptions censées assurer à l'âme du défunt "tout ce qui est bon et pur". Divers objets étaient disposés sur un tissu décoré, étendu sur le fauteuil : au centre, une statuette en bois du défunt, parée de deux guirlandes miniatures autour des épaules et des pieds ; un oushebti reposait sur le dossier, tandis qu'un sarcophage miniature, très semblable aux sarcophages extérieurs quadrangulaires de Kha et Merit, contenait un autre oushebti et ses modèles d'outils (une houe et une balance).
Réalisé en bois et fibres végétales, ce fauteuil est daté du Nouvel Empire, de la XVIIIe dynastie, des règnes d'Amenhotep II - Thoutmosis IV - Amenhotep III, vers 1425 - 1353 av. J.-C..
Il a été découvert dans la tombe de Kha et Merit, la TT 8 à Deir el-Medineh -, lors de fouilles menées par Ernesto Schiaparelli en 1906.
Il est enregistré dans les collections sous le n° Suppl. 8333.
SOURCES : Notice et informations du Museo Egizio de Turin
https://collezioni.museoegizio.it/it-IT/material/S_8333/?description=KHA&inventoryNumber=&title=&cgt=&yearFrom=&yearTo=&materials=&provenance=&acquisition=&epoch=&dynasty=&pharaoh=&searchLng=it-IT&searchPage=4
Le petit + d'Ea - égyptophile :
C'est le 15 février 1906, après un mois du travail intensif de 250 ouvriers, que la Mission archéologique du Musée de Turin - dirigée par Ernesto Schiaparelli et Francesco Ballerini - découvre : "dans le cirque nord de la nécropole de Deir el-Médineh, la tombe inviolée de Kha". Si la chapelle funéraire de briques crues de Kha était déjà connue, ce fut une grande surprise que la tombe soit retrouvée "dans les falaises isolées qui entourent le village et non à proximité immédiate de la chapelle, comme c'était le cas habituellement".
Elle s'avéra receler d'incroyables richesses et constitue, très certainement, l'une des plus belles découvertes égyptologiques de ce tout début du XXe siècle !
Ce sont 467 artefacts qui en seront extraits : mobilier, statues, aliments, vaisselle, linge de maison, instruments et outils de travail de Kha, perruque coffrets de toilette, boîte à ouvrage de Merit, … ainsi que les momies et cercueils du couple…
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