jeudi 17 septembre 2026

"L'Égypte au cœur des musées : une minute pour une œuvre d'art" 2026 British Museum

 


 

Claquoirs


Claquoirs en forme de main gauche avec tête d'Hathor - ivoire - Nouvel Empire
provenance possible : Thèbes - British Museum n° EA20780
(par acquisition par Sir Ernest A T Wallis Budge en 1888) - photo © The Trustees of the British Museum
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Ces claquoirs incurvés sont en forme de main gauche surmontée d'une tête d'Hathor : les pouces et les doigts allongés présentent des ongles sculptés, avec une légère dépression entre chaque doigt. Le poignet est orné d'un bracelet ouvragé. La tête d'Hathor est coiffée d'une perruque bouclée retenue en sept points et surmontée d'une frise décorative. Le manche incurvé est arrondi à son extrémité et percé d'un trou. 

Ces claquoirs, restaurés, ont une hauteur de 33,50 cm, une largeur de 13 cm (courbe comprise) et une épaisseur de 1,50 cm. Leur poids est de 0,25 kg.

Initialement considérés comme étant en os, ils ont ultérieurement été identifiés comme étant en ivoire (D. Antoine, 2014).

Datés du Nouvel Empire, ils pourraient provenir de Thèbes. Ils ont été acquis pour le British Museum par l'intermédiaire de Sir Ernest A. T. Wallis Budge en 1888 et sont exposés dans les collections sous le n° EA20780.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA20780

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile :

Les claquoirs sont parmi les premiers instruments à percussion de l'Égypte ancienne. Ils se présentent souvent, comme ici, sous la forme d'un avant-bras et d'une main avec un bracelet au poignet. 

Ils étaient utilisés dans toutes les occasions qui laissaient place à la musique ou au chant, comme les banquets, les processions funéraires, les célébrations et rituels religieux.

Ils sont souvent réalisés en ivoire. A l'époque pharaonique, il faut plutôt penser à de l'ivoire d'hippopotame qui est alors un animal "autochtone", plutôt qu'à celui d'éléphant.

 



Statue théophore en calcaire du fonctionnaire Nebrâ tenant une représentation du dieu Osiris


Statue théophore du fonctionnaire Nebrâ tenant une représentation du dieu Osiris - calcaire peint - XIXe dynastie
provenant probablement de Deir el-Medineh - British Museum - n° EA2292 
(par acquisition lors de la vente Salt de 1835 chez Sotheby's Londres - lot n° 132) - photo © The Trustees of the British Museum 
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Nebrâ porte une longue perruque striée et un long pagne plissé ceinturé à la taille. Des plis de chair sont soulignés sous sa poitrine prononcée. Il a les yeux écarquillés, les sourcils arqués et la bouche étroite. Le visage est rond et charnu, notamment autour de la mâchoire. Ses deux mains sont placées sur les épaules du dieu funéraire Osiris, identifiable à sa forme momifiée, à la couronne atef à plumes et à la houlette et le fléau tenus sur la poitrine. Ses pieds sont plantés entre et légèrement au-dessus des propres pieds de Nebrâ. De la peinture rouge-brun a été utilisée pour la peau des deux personnages, de la peinture noire pour la perruque et les yeux, et de la peinture blanche pour les vêtements des deux personnages et la couronne d'Osiris. Une brève ligne d’inscriptions a été peinte en noir dans le dos de Nebrâ, les signes vers le bas du corps étant légèrement estompés. Les noms et titres du dieu Thot sont peints… 

Le commentaire du conservateur précise : "Les statues théophores, un type de statue populaire dans lequel le sujet porte ou présente vers l'extérieur la figure d'une divinité, présentent généralement une figure divine de taille beaucoup plus petite que celle véhiculée ici. La taille d’Osiris est également rehaussée par sa haute couronne. De telles représentations présentant une image plus grande d'Osiris peuvent également être qualifiées de forme "osiriphore" (Staring 2016). L'individu nommé Nebrâ est connu grâce à d'autres monuments portant le même titre trouvés dans la région de Deir el-Medineh y compris une stèle également dans la collection du British Museum (EA 276). Son nom apparaît également dans les tombes 2, 4, 218, 219 et 250 de Deir el-Medineh, toutes datant de la première moitié du règne de Ramsès II, et il est référencé dans plusieurs graffitis et fragments d'ostraca, dont un modèle de lettre au vizir Paser (Bierbrier 1982). Compte tenu de sa présence établie à Deir el-Medineh, il est probable que cette représentation provienne également du même site".

Cette statue en calcaire peint est haute de 26,50 cm, large de 7,90 cm, profonde de 4,70 cm et son poids est de 0,80 kg. En bon état de conservation, elle est datée de la XIXe dynastie.

Acquise par le British Museum lors de la vente Salt de 1835 chez Sotheby's Londres (lot n° 132), elle est exposée dans les collections sous le n° EA2292.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA2292

 

Le petit + d'Ea - égyptophile : 

Henry Salt (Lichfield, 14-7-1780 - Alexandrie, 30-10-1827) prit ses fonctions de consul britannique en Egypte en 1815-1816. Amateur d'art, grand collectionneur, il a rassemblé, en une dizaine d'années, un nombre important d'antiquités qui seront proposées à la vente en trois grandes collections. La "première collection Salt" a été envoyée, en 1818, au British Museum. La seconde (4014 pièces), constituée entre 1819 et 1824, a été acquise par la France en février 1826. La troisième a été proposée chez Sotheby's à Londres, du 29 juin au 8 juillet 1835, en 1270 lots. Le British Museum s'est alors porté acquéreur de la majorité d'entre eux.




Tête fragmentaire en calcaire jaune représentant un homme


Tête fragmentaire d'un homme - calcaire jaune - début XVIIIe dynastie
découverte dans le temple de Montouhotep II à Deir el-Bahari lors des fouilles (1903-1904 ?) de l'Egypt Exploration Found dirigées par Edouard Naville
British Museum - n° EA40954 (par don de l'EEF en 1904) - photo © The Trustees of the British Museum -
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Il porte une perruque lisse et évasée, dont les pointes sont cassées. Ce style suggère que la perruque lui arrivait aux épaules. Ses oreilles sont légèrement surdimensionnées. Ses sourcils sont finement incisés et ses yeux en amande présentent des traces de peinture noire au contour. Son nez est endommagé, avec une cassure du côté gauche, mais le côté droit, intact, semble fin. Ses lèvres closes sont épaisses et charnues. A l'arrière se trouve un fragment de pilier dorsal. Des traces de peinture noire et des marques estompées sont visibles sur cette partie de la pierre, mais aucune inscription n'y est clairement visible.

Son visage présente deux cassures, au niveau du nez et de la joue droite, ainsi que de petites éraflures sur la perruque et le côté gauche du visage. 

Le corps ayant disparu, la tête d'une hauteur de 9,90 cm d'une largeur de 10 cm et d'une profondeur de 10,20 cm est fixée sur un petit socle moderne (hauteur : 9,20 cm). Le poids total est de 2,50 kg. 

Le commentaire du conservateur apporte les précisions suivantes :  "Cette tête a été mise au jour lors des fouilles du temple de Montouhotep II à Deir el-Bahari (Naville 1913 ; PM II)… Bien qu'initialement datée du Moyen Empire, il s'agit plus probablement d'une pièce archaïsante du début de la XVIIIe dynastie. Divers fragments de statues votives du Nouvel Empire ont également été découverts sur le site du temple, notamment d'autres figures en calcaire induré…".

Donnée par l'Egypt Exploration Found (EEF) en 1904 au British Museum, cette tête est exposée dans ses collections sous le n° EA40954.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA40954

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile :

"Sous le règne de Montouhotep II-Nebhepetrê, l’Égypte retrouve son unité et Thèbes est propulsée au rang de capitale… À l’ouest de la ville, le nom et l’œuvre de Montouhotep II restent surtout attachés à la construction d’un complexe funéraire d’un type nouveau, aménagé dans le grandiose cirque de Deir al-Bahari, un site que l’on appelait à l’époque et encore sous le règne de Sésostris III, Int (n) Nb- Hpt-Ra, la 'Vallée de Nebhepetrê'. On parvenait à ce monument, par une longue voie bordée de murs et dont l’esplanade était agrémentée d’un jardin planté de tamaris et de sycomores. Il s’agissait d’un tombeau double si l’on considère qu’il comprenait un temple-cénotaphe, vaste construction à étages pourvue de portiques que surmontait une plateforme en tronc de pyramide où se dressaient peut-être un ou deux obélisques et la tombe proprement dite aménagée au pied de la falaise, et dans laquelle ne fut retrouvé que le sarcophage du roi. Le cénotaphe abritait un caveau fictif auquel on accédait, depuis l’esplanade, par une descenderie…" indique Christian Leblanc dans "Le Bel Occident de Thèbes Imentet Neferet, De l'époque pharaonique aux temps modernes - Une histoire révélée par la toponymie" (L'Harmattan, 2022).

 


Statue de chacal


Statue de chacal - bois, gesso, peinture - XXVᵉ dynastie (?) - XXVIᵉ dynastie (?) - 747-525 av. J.-C.
provenance possible : Thèbes - British Museum - n° EA61517 (par acquisition auprès de Henry Salt) - photo © The Trustees of the British Museum
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Cette représentation de chacal, réalisée en bois de sycomore, provient d'un contexte funéraire. La tête et le corps sont réalisés séparément, la queue est manquante. 

Haute de 30 cm, longue de 51,5 cm et large de 10 cm, elle était, à l'origine, recouverte de gesso et peinte en noir.

Datée des XXVᵉ dynastie (?) - XXVIᵉ dynastie (?), vers 747-525 av. J.-C., elle pourrait provenir de Thèbes. 

Son état de conservation est moyen et elle a bénéficié d'une restauration en mai 1995. 

Acquise par le British Museum auprès de Henry Salt, elle est exposée dans les collections sous le numéro EA61517.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA61517

 

Le petit + d'Ea - égyptophile : 

Anubis (Inepou) peut être représenté sous forme d'un chacal couché sur un coffre ou une chapelle, ou bien comme un homme à tête de canidé. Il est pourvu de nombreuses épithètes parmi lesquelles : "Celui qui est sur sa montagne", "Celui qui est au dessus des secrets", "Supérieur des mystères", "Celui qui est dans la maison des bandelettes, "Celui qui préside à la tente divine", "Seigneur de la nécropole" "Le maître de la Terre Sacrée"…

 


Amulette œil d'Horus


Amulette œil d'Horus - oudjat - composition émaillée bleue - Troisième Période Intermédiaire
 British Museum - n° EA7321 (par acquisition en 1837 auprès de maison de ventes aux enchères Phillips) - photo © The Trustees of the British Museum
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Cette amulette à double face, en composition émaillée bleue, représente un œil d'Horus avec une face convexe ornée de détails noirs ; le dos est plat et elle est ajourée longitudinalement.

Elle est haute de 3 cm, longue de 1,50 cm et large de 4,50 cm.

En bon état de conservation, elle est datée de la Troisième Période Intermédiaire.

Provenant d'Egypte, elle a été acquise en 1837 auprès de maison de ventes aux enchères Phillips par le British Museum et est présentée dans ses collections sous le n° EA7321


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA7321

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

Dans la légende osirienne, "l'œil d'Horus" - oudjat - symbolise le triomphe du bien sur le mal, la victoire d'Horus, fils d'Osiris et d'Isis, sur son oncle maléfique Seth. Dans la lutte qui les opposa, ce dernier lui avait arraché l'œil gauche puis l'avait découpé en six morceaux. Le dieu Thot se chargea de les retrouver ; il put alors reconstituer l'œil et ainsi le restituer, dans son intégrité, à son "propriétaire".

Ainsi cet "œil sain" devint un "œil magique", un symbole de récupération et de régénération. "Image d'un œil humain agrémenté d'un larmier de faucon, il est le symbole de la plénitude retrouvée, celle de la pleine lune, celle de l'œil d'Horus soigné par Thot, celle de l'Egypte réunifiée, celle d'Osiris revenu à la vie, mais aussi de toute idée de bonne santé et d'accomplissement" analyse Isabelle Franco dans son "Dictionnaire de mythologie égyptienne"

 


Sarcophage en bois 

pour un chat momifié


Sarcophage en bois pour un chat momifié - bois peint, ossements - époque romaine - provenant de Tell Basta - Bubastis
British Museum - n° EA22752 (par acquisition auprès du Révérend Walter L. Lawson en 1889) - photo © The Trustees of the British Museum
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Ce sarcophage en bois pour chat momifié est en forme de chat assis ; sa tête est peinte en vert et son corps en blanc. Il contient les ossements du chat.

Réalisé en bois peint, haut de 72 cm, long de 28 cm et large de 18 cm, il est daté de l'époque romaine et provient de Tell Basta - Bubastis.

En bon état, il a bénéficié de traitements de conservation les 6 avril 2001, 3 septembre 1997 et 20 avril 2005.

Il a été acquis auprès du Révérend Walter L. Lawson en 1889 par le British Museum et il est présenté dans ses collections sous le n° EA22752.

Les notes relatives à l'acquisition précisent : "Dans un rapport aux administrateurs, daté du 3 octobre 1889, recommandant l'acquisition de la collection Lawson, Renouf notait que 'nombre d'objets… ont été achetés par M. Lawson lors d'une vente d'antiquités égyptiennes qui s'est tenue cette année-là chez un érudit français à Alexandrie ; les autres ont été acquis à Ahmim et à Louxor'".


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA22752

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

C'est à environ 80 km au nord-est du Caire, à l'extrémité sud-est de la ville moderne de Zagazig, que s'étendait l'ancienne cité de "Bubastis" (Tell Basta) dont l'emplacement stratégique "sur une zone de confluence entre les branches 'Tanitique (ou Bubastite) et pélusiaque du Nil' a fait l'un des carrefours les plus importants de l'Est du Delta".

Bubastis est également connue sous le nom de "Per-Bastet (le  Domaine de Bastet) nommée dans les temps anciens comme la maison du culte de la déesse chat Bastet, une fille du dieu soleil qui a pris le rôle d'une déesse-mère protectrice et était associée à la fertilité". 

Si la cité a été en activité de l'Ancien Empire (IVe dynastie) à la fin de la Période romaine, c'est au cours de la Troisième Période Intermédiaire qu'elle a atteint son apogée.

Hérodote rapporte que : "lors de la fête annuelle de la déesse Bastet, environ 700 000 pèlerins égyptiens visitaient le site" !

Les premières fouilles ont été menées en 1888, par Edouard Naville pour l'Egypt Exploration Found.


 

Statue fragmentaire en granite noir 

de la reine Nefertari


Statue fragmentaire de la reine Nefertari - granite noir - XIXe dynastie - provenance incertaine : région thébaine ?
British Museum - n° EA1133 (par acquisition auprès de R J Moss & Co en 1893 - photo © The Trustees of the British Museum
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Cette statue fragmentaire (le bas du corps et la base sont absents), réalisée en granite noir, représente la reine Nefertari.

La souveraine porte une lourde perruque tripartite qui tombe bas sur le front et cache les oreilles. Le côté gauche de la perruque descend jusqu'à la poitrine tandis que le côté droit est cassé juste en dessous de l'épaule. Au sommet de sa tête se trouve le contour d'une couronne, la structure principale en est aujourd'hui perdue, et les restes d'un double uraei sont visibles au centre du front avec les têtes des cobras également perdues. Alors que le bras droit semble être pendant le long du corps, le bras gauche est clairement tendu sur le côté. Elle porte un collier large. Ses yeux sont étroits et bridés, avec de fins sourcils arqués et un nez large. La bouche est large avec des lèvres fines et fortement incisées. La mâchoire semble de forme carrée. A l'arrière se trouvent les restes d'un large pilier dorsal, avec une seule colonne de texte incisé, les parties supérieure et inférieure étant désormais disparues.

En plus de la fracture de la poitrine, les bras sont également majoritairement perdus. Il y a de nombreux éclats à la surface de la pierre sur la perruque.

Ses dimensions, socle compris, sont : hauteur 36 centimètres, largeur 20,5 cm, profondeur 18 centimètres. Le poids de la statue seule est de 14,20 kg.

Réalisée en granite, elle est datée de la XIXe dynastie. La traduction de l'inscription hiéroglyphique sur une ligne incisée sur le pilier dorsal est : "Grande Épouse Royale, Dame des Deux Terres, Nefertari (…)".

Le commentaires du conservateur précise : "Ce qui subsiste de l'épaule gauche et du haut du bras montre que Néfertari a clairement le bras tendu, suggérant qu'il s'agissait peut-être d'une statue de groupe et qu'elle aurait pu, à l'origine, la représenter embrassant son mari, Ramsès II, dans un geste de soutien.

La reine Nefertari est connue grâce à diverses statues et reliefs survivants, notamment de Karnak et de Louxor, y compris des représentations bidimensionnelles montrant sa participation aux offrandes aux dieux et aux célébrations lors des fêtes religieuses (Kitchen 1989 ; Corzo 1994). Bien que la provenance exacte du fragment de statue soit incertaine, il est probable qu'il provienne de la région thébaine (Budge 1909 ; PM I :II)".

Dans un état "passable" (incomplet - partie inférieure manquante), elle a bénéficié de traitements de conservation les 5 août 1994 et 20 octobre 2023.

Acquise auprès de R J Moss & Co par le British Museum en 1893, elle est présentée dans ses collections sous le n° EA1133.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/image/1613895183

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

Grande épouse royale de Ramsès II, d'une beauté éclatante, Nefertari était parée de titres éloquents. "À la cour d'Égypte, on l'appelait 'Mout la Belle' ou encore 'Mout la Divine', mais son véritable nom était Nefertari. On le traduisit par "Celle qui appartient à la Beauté", "Sa belle", "La plus belle de toutes", "La plus belle d'entre elles" ou tout simplement "La plus belle" rappelle Christian Leblanc dans l'introduction à son ouvrage "Nefertari, l'aimée-de-Mout".

Après avoir occupé une place prépondérante durant les trois premières décennies du règne, Nefertari disparu dans des circonstances qui ne sont, à ce jour, pas élucidées : "Nous ne savons bien sûr rien des causes du décès de la reine, pas même l'âge auquel elle est morte puisque sa momie n'a jamais été intégralement retrouvée … Ce que nous pouvons dire, c'est qu'elle quitta le monde des vivants entre l'an 24 et l'an 26 du règne de Ramsès II" reconnaît l'égyptologue.



 

Appui-tête en marbre jaune


Appui-tête - marbre jaune - Ancien Empire - vers 2300 av. J.-C.
British Museum - n° EA30413 (par acquisition auprès du révérend Chauncey Murch en 1898) - photo © The Trustees of the British Museum
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Le design de cet appui-tête en marbre jaune est assez austère, comme c’était souvent le cas pour les objets datant de l'Ancien Empire. Sa forme est simple, avec des cannelures décoratives sur les côtés de la tige. La surface de la pierre a été lissée, mais non polie.

Il est haut de 21,50 cm, large de 17 cm et profond de 7,20 cm.

Daté de vers 2300 av. J.-C., il est en bon état et a bénéficié de traitements de conservation le 21 octobre 1998 et de restauration le 28 septembre 2004.

Acquis auprès du révérend Chauncey Murch par le British Museum en 1898, il est présenté dans ses collections sous le n° EA30413.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA30413

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

L' "appui-tête" ou "repose-tête" ou encore "chevet"", était, dans l'antiquité, un accessoire, indispensable au sommeil dénommé "wrs" (oures). Nos notions actuelles du "bien-être" et de l'ergonomie, ne peuvent que nous questionner sur le fait qu'il ait pu être "confortable"… D'une hauteur moyenne d'environ vingt centimètres, il se présente sous la forme d'une base large au centre de laquelle se dresse un tronc (pilier ou colonne) dont le sommet est "coiffé" d'une surface concave destinée à accueillir la tête du dormeur. Cette partie incurvée était couverte de tissus de lin ou d'un coussin destinés à en atténuer la dureté.

Cet objet du quotidien figurait également en bonne place dans le matériel funéraire. Dans "Reines d'Egypte", Christiane Ziegler fait cette analyse : "Utilisé dans la vie courante l'appuie-tête prenait une signification symbolique  une fois déposé dans la tombe. Sa silhouette incurvée  évoque l'horizon ; elle devient gage de vie éternelle pour le défunt qui renaîtra comme l'astre". Ainsi, dès l'Ancien Empire, cet accessoire accompagna le défunt dans la tombe. Etant alors destiné à un "rôle funéraire" : il pouvait donc être réalisé en un matériaux plus fragile, comme l'albâtre, le verre, ou bien encore l'ivoire.

 


Scarabée commémoratif en stéatite 

de la chasse au lion d'Amenhotep III


Scarabée commémoratif de la chasse au lion d'Amenhotep III - stéatite émaillée bleu-vert foncé - XVIIIe dynastie - vers 1380 av. J.-C.
British Museum - n° EA64661 (collecté sur le terrain par le Dr Joseph John Acworth, donné au musée en 1946 par Mme Marion Whiteford Acworth JP)
photo  © The Trustees of the British Museum
Shared under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0) licence


Ce grand scarabée commémoratif de la chasse au lion d'Amenhotep III est en stéatite émaillée, d'un bleu-vert foncé. Il présente des marques au dos indiquant la tête, le prothorax et les élytres, ainsi que des incisions sur les pattes imitant le plumage. Il fait partie d'une série produite sous le règne du roi Amenhotep III pour commémorer divers événements royaux importants. L'inscription gravée sous cet exemplaire relate que, durant les dix premières années de son règne, le roi abattit lui-même 102 lions à l'arc. Elle mentionne également la titulature royale complète, avec les cinq noms portés par Amenhotep III, et précise que la reine Tiyi était son épouse principale. Le scarabée est percé longitudinalement. 

La traduction de l'inscription hiéroglyphique incisée mentionne notamment : "Roi de Haute et Basse-Égypte ; doué de vie ; Fils de Râ" et "Épouse du roi".

Haut de 5,70 cm, large de 4 cm et profond de 2,30 cm, il est daté de la XVIIIe dynastie, vers 1380 av. J.-C..

Le commentaire du conservateur précise : "D'autres scarabées de la série relatent son mariage avec Tiyi (dont il eut un fils, le pharaon hérétique Akhenaton), l'arrivée d'une princesse du Mitanni (situé aux sources de l'Euphrate) au sein de la cour royale, le creusement d'un lac artificiel et une chasse au taureau sauvage. Ces grands scarabées commémoratifs, portant les dates de règne, sont spécifiques au règne d'Amenhotep III. Plus de 170 exemplaires, répartis en cinq séries différentes, ont été conservés et découverts non seulement en Égypte, mais aussi jusqu'en Syrie au nord et au-delà de la deuxième cataracte au Soudan au sud. On suppose qu'ils étaient diffusés dans les provinces, à la manière de bulletins du palais, afin d'informer les fonctionnaires des affaires personnelles du souverain. Un spécialiste les a même comparés aux journaux modernes. Quelle que soit la fonction précise de ces scarabées, tout objet en forme de bousier conservait une symbolique talismanique de renaissance et de renaissance". 

En bon état, il a bénéficié de traitements de conservation les 18 janvier 2016 et 3 mars 2000.

Collecté sur le terrain par le Dr Joseph John Acworth, il a été donné en 1946 par Mme Marion Whiteford Acworth JP au British Museum. Il est présenté dans ses collections sous le n° EA64661.


SOURCES : Notice et informations du British Museum

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA64661

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

Dans "Aménophis III, le pharaon soleil" (RMM, 1993, p. 54), Lawrence M. Berman répond ainsi à la question : "Pourquoi choisir le scarabée à glaçure comme moyen de transmission ?" : "Le scarabée est l'image de Khépri, le soleil, spécialement le jeune dieu solaire. Le scarabée roule ses œufs dans une boule de fumier, qu'il enfouit dans la terre. Le petit, après s'être nourri de cette boule, émerge du sol, complètement formé. C'est pourquoi le soleil levant s'appelle Khépri-kheper-em-ta, 'Khépri, qui est advenu de la terre'. Le mot pour désigner ce matériau brillant dans lequel ils sont réalisés est 'tjehenet', venant de 'tjehen', 'briller, resplendir' ; celui-ci est utilisé dans l'épithète favorite du roi 'le disque resplendissant du soleil', qui avait trouvé ainsi une excellente carte de visite".

 


 

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