Dans l'Égypte antique, deux calendriers étaient en vigueur : "Le premier était basé sur le cycle lunaire, et uniquement utilisé par les prêtres dans le but de définir les dates des grandes fêtes religieuses. Le second, solaire, était le reflet des trois saisons définies par les crues du Nil."
Le rythme du fleuve régulait les travaux agricoles et les Égyptiens dénommaient d'ailleurs l'année comme "le temps nécessaire pour une récolte". Le hiéroglyphe signifiant le mot année représente ainsi une jeune pousse avec un bourgeon (renpet).
L’année comptait 12 mois de 30 jours auxquels s'ajoutaient les jours épagomènes.
Elle était divisée en trois saisons de 120 jours : Akhet (la crue, l'inondation) coulait de mi-juillet à mi-novembre ; Peret (le reflux, les semailles, l’hiver) s'étalait de mi-novembre à mi-mars ; puis arrivait Chemou (la moisson).
Chemou, le temps de la récolte - ou peut-être littéralement, les basses eaux - troisième et dernière saison, durait du 16 mars au 13 juillet.
Les blés étaient moissonnés. C'était une période de travail, le résultat et la récompense des travaux des champs, bien menés, qui portaient enfin leurs fruits.
C'était aussi une période d'effervescence, et très certainement de joies et de fêtes lorsque Hâpy avait été généreux, que la récolte s'avérait abondante et qu'elle apportait la subsistance nécessaire à tous.
La récolte est un signe d'abondance, de prospérité et les scènes de moisson sont très souvent représentées sur les parois des tombes ou sur les murs des temples.
marie grillot

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