jeudi 17 septembre 2026

"L'Égypte au cœur des musées : une minute pour une œuvre d'art" 2026 Brooklyn Museum




Relief représentant Ramsès II


Relief représentant Ramsès II - calcaire peint
Nouvel Empire - XIXᵉ dynastie - règne de Ramsès II - vers 1279-1213 av. J.-C. - provenant probablement de son temple d'Abydos
Brooklyn Museum - n° 11.670 - photo du musée


La couleur et le style de ce relief suggèrent fortement qu'il provient du temple de Ramsès II à Abydos et qu'il a été sculpté durant les deux premières années de son règne, peut-être par les mêmes artistes qui ont décoré le temple voisin de son prédécesseur, Séthi Ier. Le nez aquilin et les bourrelets de la gorge sont particulièrement caractéristiques des reliefs de la XIXe dynastie. Ramsès est représenté les bras levés dans un geste d'offrande ou de vénération.

Les dimensions de ce relief de calcaire peint sont 38,1 cm × 7,6 cm × 43,2 cm et son poids est de 22 kg.

Il est daté du Nouvel Empire, de la XIXᵉ dynastie, du règne de Ramsès II, vers 1279-1213 av. J.-C..

Il est exposé au Brooklyn Museum sous le n° 11.670.


SOURCES : Notice et informations du Brooklyn Museum

https://www.brooklynmuseum.org/fr-FR/objects/3066

 

Le petit + d'Ea - égyptophile : 

"Les vestiges d'un temple construit par Ramsès II se trouvent à environ 300 m au nord de celui de Séthi Ier. Tout comme l'Osireion, il s'agit à nouveau d'un cénotaphe doté d'un plan de temple thébain du Nouvel Empire et non de tombe royale. Les scènes gravées sur les murs sont intéressantes du fait de l'excellente conservation des peintures. Les murs extérieurs du temple présentent un calendrier raffiné des fêtes sur le mur sud et des scènes de la bataille de Qadesh sur les murs nord et ouest. A l'intérieur, une cour ouverte est bordée de piliers osiriaques et ses murs sont ornés de scènes d'offrandes. A l'ouest de la cour, derrière un petit portique, quatre modestes chapelles sont consacrées (de droite à gauche) à Ramsès II, à l'Ennéade, aux ancêtres royaux et à Séthi Ier. Une autre chapelle, dédiée à Onouris, se trouve derrière sur la droite. Autour de la deuxième salle à huit piliers, d'autres chapelles sont dédiées à Osiris, à la triade thébaine, à Thot et à Min". (Kent Weeks, "Guide illustré de Louxor, tombes, temples et musées", White Star Publishers, 2005).

 

 


Le dieu Toutou sous forme de sphinx


Le dieu Toutou sous forme de sphinx - calcaire peint
Période romaine - Ier siècle de notre ère ou postérieur - provenant de Saqqara
Brooklyn Museum - n° 37.1509E (Fonds Charles Edwin Wilbour) - photo du musée


Apparu tardivement dans le panthéon égyptien, le dieu Toutou était responsable du destin et de la fortune des hommes. Sa puissance était renforcée par les démons placés sous son contrôle. La tête de lion sur sa poitrine et le crocodile entre ses pattes représentent deux de ces démons. La queue de cobra et les serpents sous chaque patte lui obéissaient et symbolisaient sa protection.

Les dimensions de cette sculpture en calcaire peint sont : 36,2 x 12,8 x 42,4 cm.

Datée de la période romaine, du Ier siècle de notre ère ou postérieur, elle provient de Saqqara.

Elle est exposée au Brooklyn Museum sous le n° 37.1509E (Fonds Charles Edwin Wilbour).


SOURCES : Notice et informations du Brooklyn Museum

https://www.brooklynmuseum.org/fr-FR/objects/118040

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

S'il peut prendre l'aspect d'un lion ou être figuré comme un personnage anthropomorphe à tête humaine ou léonine, l'image la plus fréquente du dieu Toutou est celle d'un sphinx passant. "Portant némès, uraeus et barbe tressée, il a la poitrail recouvert d'une sorte de mantelet descendant jusqu'au bas des pattes et il est pourvu d'une longue queue terminée par une tête de serpent, reposant sur le sol ou redressée comme un uraeus, parfois couronné, vers l'arrière ; il a parfois une paire d'ailes, et sa tête, à l'occasion représentée de face avec une perruque bouclée, peut être nimbée ou coiffée d'une couronne (le plus souvent la couronne-henou) ; la plupart du temps escorté de deux serpents rampant à ses côtés, il a les pattes armées d'un couteau, et peut même avoir des bras humains lui permettant de brandir une hache d'une main afin de massacrer les ennemis qu'il maîtrise de l'autre" (Jean-Pierre Corteggiani, "L'Egypte ancienne et ses dieux", Fayard, 2007).

 

 

Coupe ornée de lotus


Coupe ornée de lotus - faïence égyptienne
Nouvel Empire - XVIIIe dynastie - vers 1479-1400 av. J.-C. - provenant de Sawama (Egypte)
 Brooklyn Museum - n° 14.610 (don de l'Egypt Exploration Found (en 1914 ?)) - photo du musée

La teinte bleue et les motifs noirs sobres de ce vase sont caractéristiques des objets en faïence égyptiens. Les artisans peignaient ces motifs sur une pâte de faïence crue ou mélangeaient une pâte de faïence humide à des colorants minéraux avant la cuisson.

Cette coupe, datée du Nouvel Empire, de la XVIIIe dynastie, vers 1479-1400 av. J.-C., provient de Sawama (Egypte). Elle a été donnée par l'Egypt Exploration Found (en 1914 ?) au Brooklyn Museum où elle a été enregistrée sous le n° 14.610.


SOURCES : Notice et informations du Brooklyn Museum

https://www.brooklynmuseum.org/fr-FR/objects/3108

 

Le petit + d'Ea  - égyptophile : 

Dans "Hatshepsut : From Queen to Pharaoh", Susan J. Allen consacre un chapitre aux "Faience bowl". Elle précise ainsi que :

"Au début de la XVIIIe dynastie, notamment sous les règnes d'Hatchepsout et de Thoutmôsis III, les coupes ouvertes peu profondes en faïence bleue et bleu-vert, décorées de motifs de marais, aquatiques ou hathoriques, devinrent populaires. Les bords de ces coupes s'évasent à partir d'une petite base en forme de disque ou d'anneau et remontent près du bord, qui est fini à plat. Leur diamètre varie de 10 à 40 centimètres. Les coupes sont décorées de motifs linéaires dessinés à l'aide d'un pigment noir, probablement du manganèse. L'extérieur est presque toujours orné des pétales et sépales rayonnants du lotus bleu égyptien (Nymphaea caerulea Savigny). Les sépales de cette fleur présentent des points violets à l'extérieur, que les artistes représentaient par des traits ou des pointillés. La base du bol formait le centre de la fleur, et l'extrémité des pétales s'étendait jusqu'à toucher le bord. Le décor intérieur de ces bols est généralement une disposition radiale de motifs, le plus souvent basée sur un carré ou un rectangle central pouvant représenter un étang, ou plus rarement une rosette d'où s'élèvent, jusqu'au bord, des fleurs et des boutons de lotus, des ombelles de papyrus et des potamots (Potamogeton lucens Linnaeus)…

Tous les motifs de ces bols des marais symbolisent la régénération et la renaissance. Le lotus bleu, qui s'ouvre le matin et se ferme le soir, est associé à la renaissance du dieu soleil chaque matin. Le tilapia incube ses œufs fécondés dans sa bouche et y abrite ses alevins ; ainsi, l'émergence du poisson nouveau-né de la bouche de sa mère était un puissant symbole de régénération pour les anciens Égyptiens. La couleur bleue des bols, qui les relie à Hathor, la Dame de Turquoise, et leur association avec cette divinité, la Déesse de l'Ouest, d'où renaissent les morts, leur confèrent des significations supplémentaires. Les scènes de marais elles-mêmes symbolisent la fertilité. Ainsi, la signification symbolique des bols les rendait appropriés à la fois comme offrandes des vivants à Hathor et comme puissants dons funéraires aux morts pour faciliter leur renaissance dans l'autre monde".

 

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