lundi 29 décembre 2025

Des balles en lin de l'époque romaine


Trois balles (ballons ou hochets) - lin, roseau, pierre - époque romaine - provenance non précisée
British Museum - EA46711 - EA46709 - EA46710 (par acquisition en 1907 auprès Sheikh Ali Abd-El-Hai El-Gabri)
photo © The Trustees of the British Museum. Shared under a Creative Commons
Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0) licence



Dans leur "Dictionary of Ancient Egypt" (British Museum), Ian Shaw et Paul Nicholson, précisent que des balles faites de cordes ou de chiffons, ou encore des toupies en bois, ont été trouvées aussi bien sur des sites d'implantation que dans des tombes".


Il en va ainsi ce ces trois balles (ballons ou hochets) en lin qui se trouvent au British Museum où elles sont enregistrées sous les n° d'inventaire EA46709 - EA46710 - EA46711.


Creuses, elles sont renforcées de bandes de roseau et peintes en rouge et vert (en décor segmenté pour EA46710) avec d'autres fragments circulaires à chaque extrémité et des éclats de pierre à l'intérieur. 


Leur hauteur respective est de : 6 cm (EA46709 et EA46710) et 5,5 cm (EA46711). Leur largeur : 6,50 cm (EA46709), 6,60 cm (EA46710) et 6 cm (EA46711). Leur profondeur : 6,50 cm (EA46709), 6,60 cm (EA46710) et 6 cm (EA46711). Leur poids est de : 37 gr. (EA46709), 41 gr. (EA46710) et 34 gr. (EA46711). Leur état de conservation est satisfaisant.


Elles sont datées de l'époque romaine et le lieu de leur découverte demeure inconnu. Elles ont été acquises par le musée londonien, en 1907 auprès de Sheikh Ali Abd-El-Hai El-Gabri qui a notamment été actif sur la zone des pyramides. 


Dans "The Antiquities Trade in Egypt during the time of Rudolf Mosse", Fredrik Hagen et Kim Ryholt l'évoquent ainsi : "La plupart des marchands bédouins que nous connaissons opéraient à partir du village de Kafr el-Haram, au pied des pyramides de Gizeh, et plusieurs étaient des parents ou des partenaires commerciaux. Les plus connus étaient Ali Abd el-Haj el-Gabri (également connu sous le nom Ali el-Arabi, vers 1840-1932) et Farag Ismaïn (fl. 1881-1890), qui avaient été associés jusqu'à leur brouille en 1896 ; tous deux faisaient des affaires importantes avec les collections européennes et américaines, notamment le Musée égyptien de Berlin - Adolf Erman les appelle sarcastiquement 'le couple noble' dans son autobiographie. Une grande partie du commerce à Kafr el-Haram était illicite. Alors qu'il dépendait d'un approvisionnement régulier d'objets fouillés sur le site voisin de Gizeh et dans la région memphite en général, les antiquités arrivaient chez les principaux marchands du village de toute l'Égypte". Avec la loi de 1912 visant à réglementer  et "légaliser" le marché des antiquités, leur rôle diminuera progressivement…


marie grillot



sources : 

Toy ball made of linen hollow

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA46709

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA46710

https://www.britishmuseum.org/collection/object/Y_EA46711

Ian Shaw, Paul T. Nicholson, British Museum Dictionary of Ancient Egypt, The British Museum Press, 1995

https://archive.org/details/THEBRITISHMUSEUMDICTIONARYOFANCIENTEGYPTBYIANSHAWPAULNICHOLSON/page/n59/mode/2up

Fredrik Hagen, Kim Ryholt The Antiquities Trade in Egypt during the time of Rudolf Mosse, 2017

https://www.academia.edu/34879980/_The_Antiquities_Trade_in_Egypt_during_the_time_of_Rudolf_Mosse_

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire