Edgard P. Jacobs (Edgard Félix Pierre Jacobs) est un dessinateur belge de BD, né le 30 mars 1904 et décédé le 20 février 1987.
Après avoir été chanteur d'opéra, il devient l'un des plus fidèles et illustres collaborateurs de Hergé.
Avec lui, iI adopte la "ligne claire" : "un graphisme sobre, dont le souci premier est la netteté. Il s’agit, en systématisant le contour des objets, des personnages et des décors d’un trait à l’encre de même épaisseur, d’arriver à la plus grande clarté possible : réalisme des décors, unité (dont le rôle est essentiellement identificateur), absence d’ombres et de hachures…"
Il travaille à ses côtés pendant de nombreuses années, participant à l'illustration des Tintin.
En 1947, il se consacre à ses propres héros, Blake et Mortimer. Il leur fera vivre 11 aventures.
En 1954-1955, il publie "Le Mystère de la Grande Pyramide". Deux tomes au cours desquels le capitaine Blake et Philip Mortimer vont partir à la recherche d'une chambre secrète à l'intérieur de la pyramide de Kheops.
Dans le tome 1, Philip Mortimer s'est vu remettre, par son ami égyptologue égyptien Ahmed Rassim Bey, un papyrus de Manéthon indiquant qu'une chambre d'Horus et le trésor d'Aton se trouvent cachés dans la grande pyramide. Bien évidemment, ils ne sont pas les seuls à la recherche du trésor et, dans cette quête, une multitude de pièges les attendent, les plus inévitables étant ceux tendus par leur implacable ennemi Olrik.
Dans le tome 2, toujours riche en mensonges, péripéties et trahisons, apparaît le lumineux cheik Abdel Razek. Ce personnage hiératique et fascinant semble avoir hérité d'une sagesse venue du fond des âges… Depuis sa maison, il se rend par un passage secret à la chambre d'Horus. Il dévoile à nos deux héros un histoire incroyable : au retour du culte d'Amon survenu après la mort d'Akhenaton (qui avait instauré le culte monothéiste d'Aton), les fidèles de ce culte qu'étaient Mérira et Paatenemheb avaient décidé de mettre la tombe d'Akhenaton, son trésor et celui d'Aton, qui étaient en danger, en lieu sûr. Une nuit, en secret, ils avaient tout transporté dans la chambre d'Horus et Paatenemheb avait été initié et chargé de préserver le secret jusqu'au retour de ce culte…
Les planches sont extrêmement soignées, la "ligne claire" est à son apogée. Le musée du Caire, les salles et les statues sont très identifiables et bien documentés. En témoigne cette vignette devant la statue de Kheops avec cette bulle :"Et savourez l'ironie : l'image de Kheops, la fameux bâtisseur de la grande pyramide, n'est parvenue jusqu'à nous que sous la forme de cette minuscule figure d'ivoire."
Le Shepheard's, le Savoy, Mena House, … et bien sûr le plateau de Guizeh, autant d'endroits qu'il est agréable de retrouver, et qu'E.P. Jacobs fait vivre magnifiquement au bout de ses crayons et pinceaux.
A noter aussi, que dans "Les Cigares du Pharaon", Hergé fait un clin d'œil à Edgar Pierre Jacobs en nommant 'E. P. Jacobini' le 14e égyptologue momifié ayant 'violé la sépulture du Pharaon Kih-Oskh' !
Marie Grillot
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_P._Jacobs
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mystère_de_la_Grande_Pyramide
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